Le développement de nouveaux médicaments est un processus long et coûteux. Les statisticiens sont impliqués à tous les niveaux pour l’évaluation des données collectées au cours des essais thérapeutiques et pour aider à planifier les études suivantes en fonction des résultats obtenus. Plus récemment, s’est développée une discipline appelée « pharmacométrie », qui vise à mieux analyser l’ensemble des données physiologiques (concentrations, biomarqueurs, effets pharmacologiques, effets indésirables) ainsi que leur évolution au cours du temps et leur variabilité entre les patients. Il s’agit de mieux comprendre l’ensemble de la relation dose-réponse afin d’aider, notamment par simulation, à planifier les essais cliniques suivants en prenant mieux en compte les sources de variabilité et d’incertitude. Ces analyses reposent sur des modèles physiologiques plus ou moins simplifiés et nécessitent des outils statistiques plus complexes comme la modélisation non-linéaire à effets mixtes.
Ce domaine de la modélisation est en pleine évolution. Les besoins sont nombreux et les possibilités de trouver un emploi dans l'industrie sont bien réelles.
Les intervenants mènent des collaborations étroites avec l'INSERM (U738, Modélisation en biostatistique et pharmacométrie), mais aussi avec l'industrie pharmaceutique (Novartis, Roche, Johnson & Johnson, Pfizer, Servier, Tibotec,…). Ils développent le logiciel MONOLIX qui sera utilisé pour ce cours.
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